Le Bon Air marseillais augmenté

<strong>Le Bon Air marseillais augmenté <strong>

C’est ce week-end, entre vendredi 03 et dimanche 05 juin, que la friche Belle de Mai à Marseille accueillera à nouveau le Festival Le Bon Air. À l’aube d’un été qui s’annonce caniculaire, tant par ses températures que par les affiches musicales post-Covid endiablées, l’agence Bi:Pole nous propose encore une fois un plateau de haute volée. Édition ambitieuse, aventureuse, elle n’en reste pas moins attachée à ses racines, qui ont fait sa renommée.

Délice estival

Il n’est pas abusif de dire qu’il flotte sur Marseille cette odeur si caractéristique des premières chaleurs. Elle n’est pas seulement olfactive, elle se ressent, dans les regards, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, elle se vit, se transmet et se propage. Cette odeur énergique, que l’on ne saurait saisir et à laquelle aucune couleur et aucun adjectif ne convient, est bien là. Et puis, comme pour la fêter, le Bon Air vient avec elle. Amputé d’une édition en 2020 due au Covid, légèrement entrevu en 2021 sous l’auréole d’un week-end aoûtien, celui qui se pose aujourd’hui en véritable contrepoids de festivals déjà renommés (comme par exemple les Nuits Sonores de Lyon) revient pour une 7ème édition.

Cette année, le festival marseillais semble avoir voulu donner une autre dimension à la fête sous toutes ses formes. Au-delà d’une programmation de nuit, les hostilités musicales déborderont également sur la fin d’après-midi, samedi et dimanche, afin de profiter d’une programmation de jour et des dernières lueurs de soleils sur le fameux Toit-Terrasse des anciennes usines de la Seita.

Rendez-vous augmentés

Et que dire du mois de mai passé. Squattant ci et là les lieux et partenaires locaux de la région, le festival s’est vu se parer d’un OFF, de l’Estaque avec le Baou, au centre-ville et ses fameux Montévidéo ou encore Coco Velten. Autre preuve, s’il en fallait encore, que le rayonnement de ses activistes ne cesse de se déployer. Pour en revenir à ce week-end, les équipes du Festival ont imaginé en relation avec Les Grandes Tables de la Friche, une véritable programmation culinaire, qui réuniront des propositions d’assiettes terre, mer ou bien végétarienne.

Du côté de la programmation scénographique, on ne va pas se cacher, on a hâte de retrouver les espaces déambulatoires qui serpentent la Friche. Évolutif, aucune édition ne ressemblant à la précédente, le festival explore encore cette année de nouveaux lieux au sein même de cet immense parc pour adultes bohémiens. Mention spéciale tout de même pour une scène : La Zone. Le fameux Warehouse de 2019 avait à l’époque été ravagé de sons par des artistes tels que Kerri Chandler, Boys Noize ou encore Jeremy Underground, on s’impatiente donc aujourd’hui de voir ce qu’il nous sera cuisiné pour cette édition. Transition toute trouvée, qu’en est-il du côté musical ?

Programmation de haute volée

S’il fallait relever les atouts majeurs du Bon Air, ils résident d’une part dans sa propension à attirer des artistes internationaux et nationaux qui excellent dans leurs styles, qu’ils soient considérés comme des légendes, on pense bien évidemment à Robert Hood, ou bien tout simplement car ils produisent des sonorités atypiques, comme le duo américain Boy Harsher. Savant mélange d’expérience et de fraicheur, cette programmation nous prévoit des moments que l’on ne loupera sous aucun prétexte chez Magmaa : la performance de Folamour sera scruté, l’oreille tendue pour le B2B entre Mr.Scruff et Danilo Plessow et l’âme délaissée pour Floating Points. L’autre atout de cette affiche demeure aussi dans la mise en avant de sa scène locale. Multiple, allant de la Bass Music à la House, en passant par la Hard Dance, elle n’en reste pas moins novatrice et on s’attend notamment à vivre un moment solaire avec le B2B entre Goldie B et Kumanope, les fondateurs du label phocéen Omakase Recordings. Comment ne pas rester insensible également à la scène proposée au Metaphore Collectif le samedi soir dans la salle de la Commune quand on se souvient de l’expérience vécue l’an dernier pour le closing monstrueux de Vazy Julie et DJ13NRV.

Les voyants sont aujourd’hui au vert scintillant pour cette période estivale et musicale. La COVID ne semble être qu’un lointain souvenir, donc la cicatrice sèche un peu plus sous le soleil. Les festivals fleurissent à nouveau, et s’ils ne sont pas encore cramés, ils nous donnent encore ce petit coin d’ombre, cette oasis, sur la route d’une vie dans laquelle il est peut-être plus que jamais important de se rassembler autour de valeurs humaines fortes : la tolérance, l’inclusivité et le partage. Et les équipes du Bon Air semblent l’avoir parfaitement intégré. Verdict et défoulement en approche, vendredi dès 22h30. 

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