Family Piknik 2021 – Le plaisir des retrouvailles

<strong>Family Piknik 2021 – Le plaisir des retrouvailles <strong>

Après une année blanche pour cause de Covid, le festival Family Piknik revient pour fêter ses 10 ans. Nous ne sommes pas tout à fait encore revenus dans le monde d’avant. Pour entrer sur site, le billet d’entrée ne suffit plus, il faut également présenter son pass sanitaire. Il présente toutefois l’avantage de pouvoir éviter le port du masque. Un stand de dépistage est installé pour les gens venus sans leur pass, et donne un résultat sous 15mn.
Hélas, cette année la jauge est limitée autour de 5000 personnes, d’où l’unique scène installée alors que les éditions précédentes étaient plus riches.

Samedi – Ciel gris, soleil dans les coeurs

Pour la première journée du festival, un invité de dernière minute s’est présenté : un épisode orageux. Il a fort heureusement été anticipé par les organisateurs qui avaient installé un énorme chapiteau afin d’abriter scène et festivaliers. Un peu de boue aux abords, mais rien de méchant : la fête peut avoir lieu.
Me concernant, je suis arrivé sur site après l’orage, ayant manqué la prestation tant attendue d’Artbat. J’ai donc débuté ma mise en jambe avec le duo Monkey Safari. Outre la musique, ce qui faisait le plus grand bien, c’était de revoir une telle foule, des gens là pour danser, faire la fête, sourire, vivre. Un pas de plus vers la vie d’avant.

Ensuite, nous avons eu droit au partage de platines entre Kiko et Citizen Kain. Un mix très electro, très punchy. Suivis par Tom Pooks et Joy Kitikonti. Eux se sont littéralement lâchés sur scène, enchainant titres techno aux basses puissantes, et moments plus calmes et mélodiques. C’est durant leur B2B que se préparait une surprise en backstage : l’arrivée du gâteau d’anniversaire pour les 10 ans du festival. Une explosion de confettis qui recouvrira la scène et les platines. Tom Pooks est aux anges, car ce festival, c’est son bébé.

Sans freiner le rythme de la soirée, on arrive sur le set qui sera mon préféré : le duo Adana Twins. Ils ne sont pas frères, encore moins jumeaux, mais auraient pu l’être tellement ils sont en symbiose. De l’électro bien percutante, par moments très dark mais toujours chargée d’émotions, toujours ultra dansante. Une belle communication avec le public qui est conquis et je le suis encore d’autant plus lorsqu’ils ont posé leur Remix de Higher State Of Consciousness de Josh Wink. Une pépite acid comme on aime en voir passer.

Il est temps de quitter la scène pour l’arrivée de Bedouin. Le set commencera par quelques sonorités aux saveurs orientales pour aller progressivement vers quelque chose de plus techno et aux basses plus profondes. La soirée s’achèvera sur ces bons moments. Il va falloir reprendre des forces pour le dimanche.

Dimanche – Du soleil partout

Après un peu de repos, c’est reparti pour une nouvelle journée, bien ensoleillée, mais sans excès de chaleur.

A mon arrivée, Pontias et Several Definitions sont à l’œuvre pour ambiancer une foule déjà bien présente. Ils seront suivis par Denis Horvat qui continuera sur la même lancée. C’est dansant, plein de bonnes ondes, mais ça creuse l’appétit. Et pour éviter la longue file d’attente aux différents foodtrucks présents, on va anticiper le repas.
Mention spéciale pour le système de paiement Izypay mis en place et qui s’avère simple et efficace. L’utilisation du sans contact (par carte ou téléphone) est vraiment rapide et ne nécessite pas la création d’un compte, de recharger une carte, ou d’utiliser des tokens à acheter en avance. Tous les bars, camions de restauration et boutiques sont équipés de la sorte.

Une fois les batteries rechargées, nous auront droit au live de Wehbba qui viendra accélérer le rythme de la soirée avec des sonorités bien plus incisives. Ça monte crescendo, la soirée s’annonce bien.

Il sera suivi par le boss de Drumcode, Adam Beyer. Un set très entraînant, alternant phases mélodiques tranchées par des montées remplies de grosses basses. Et ce n’est rien quant à Reinier Zonneveld chargé de remplacer Charlotte De Witte portée malade. Je ne connaissais pas le personnage, mais en visionnant un de ses sets, j’ai compris qu’il ne ferait pas dans la dentelle. Super expressif sur scène et en communion avec le public, il enchaîne les morceaux de techno brutale, des grosses montées, un emballement de BPM, de la violence tout en basses profondes et en aigus stridents.
J’aime. J’aime même beaucoup.

On espère se donner rendez-vous pour la prochaine édition. Notons que le festival n’est pas tout à fait terminé, un closing étant prévu le 9 octobre aux Arènes de Béziers avec en tête d’affiche Boris Brejcha.



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