I Love Techno, valeur sûre de la scène musicale

I Love Techno, valeur sûre de la scène musicale

Au fil des années, I Love Techno est devenu l’un de mes rendez-vous musicaux favoris de l’année. L’âge aidant, il y en a moins, mais c’est toujours un plaisir de rester fidèle à ce festival qui a su gagner en maturité au fil du temps. On fera juste l’impasse sur l’édition 2014, annulée quelques heures avant le début des hostilités. Une erreur de parcours.

J’arrive peu avant 22h sur le parking du Parc Expo. Un premier barrage, suivi d’un parcours entre des barrières permet de limiter la cohue, puis de séparer la foule entre les différentes entrées où auront lieu les fouilles au corps.
Paul Kalkbrenner, © Vincent Schmitt

Il me reste 10 minutes pour me rendre dans la Red Room où va commencer la première tête d’affiche, Paul Kalkbrenner. C’est un peu le sprint afin de ne pas manquer le début du set. La salle est déjà bien remplie, les fans au premier rang scandent son nom en brandissant des pancartes « PAPA PAUL K ». Il présente son projet Back to the future, une série de mixtapes regroupant les musiques qu’il écoutait adolescent, et qui ont forgé son caractère. Une façon de se dévoiler encore un peu plus après le succès du film « Berlin Calling ».

Romulus © Vincent Schmitt
Par la suite, on file dans la Green Room découvrir l’univers quelque peu sombre de Romulus. Ni vraiment sauvage, ni vraiment apprivoisé, ce Français ne sort de sa tanière qu’équipé de son masque de loup, pour un plaisir addictif. Et c’est ce qui se produit quand on observe le public avec le sourire jusqu’aux oreilles.
Continuons le chemin des découvertes dans la Blue Room avec Dimension. Sa musique est à la fois énergique et mélodieuse. On fera un saut pour voir le début du set d’Etienne de Crécy avant de reprendre une bonne dose de techno avec Sam Paganini. Là, je suis totalement dans mon élément et il sera difficile de me déloger de la Red Room. Ma curiosité me pousse quand même à aller voir Zomboy avant qu’il ne termine et c’est là que je découvre un artiste en communion avec son public, qui fait réellement le show, n’hésite pas à monter sur les enceintes à côté de lui. Son tshirt :« Dubstep’s Dead ».
Zomboy © Vincent Schmitt
Il est temps de retourner se positionner dans la Red Room. Il reste 1h de Rødhåd pour au choix, s’échauffer ou se reposer, en attendant Jeff Mills. Plutôt linéaire sur la première partie, il monte en puissance et en rythme pour bien nous accompagner jusqu’à 4h du matin.
Puis vient le moment tant attendu: l’arrivée de Jeff Mills sur scène. Le papa de la techno de Detroit, un modèle pour beaucoup, sorte d’alien capable de faire un live avec un orchestre symphonique (j’y étais), ou de mixer sur 4 platines en même temps… Bref, j’en perds mon objectivité, je vais donc arrêter là avec les superlatifs. Son set était à la hauteur de mes attentes.
Manu le Malin © Vincent Schmitt

Pour la science, je m’échappe quand même une vingtaine de minutes, histoire de voir un autre ancien, français celui-là : Manu le Malin. Lui aussi a joué il y a plus de quinze ans avec l’orchestre de Montpellier. Très concentré derrière ses platines, il remue tout son public qui n’avait nullement envie qu’il n’arrête sa musique. Dommage qu’il ait été programmé en même temps que Jeff Mills. J’aurais bien eu envie d’une dose supplémentaire de MLM.
Retour enfin dans la Red Room pour finir le set de Jeff Mills sous les applaudissements.
Voilà, il est 6h du matin, et du haut de mes 36 ans, j’ai tenu jusqu’à la fin. Ne reste plus qu’à filer jusqu’à la voiture dans le froid. Pouce levé pour la sortie du parking qui se fera en quelques minutes à peine. Agréable surprise alors qu’on a déjà connu des années où il fallait 1h pour s’extraire du festival en véhicule.
La date du 15 décembre 2018 est déjà réservée dans l’agenda musical. Alors, à l’année prochaine.


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