L’épure et le design du Noku réveillent Kyoto

L’épure et le design du Noku réveillent Kyoto

A deux pas du Kyoto gosho, l’immense palais impérial, un autre lieu remarquable mérite le détour. Avec sa devanture de bois clair, l’hôtel Noku  invite le visiteur à une expérience pleinement ancrée dans le Japon contemporain. C’est à dire, qui est capable d’embrasser l’esthétique d’aujourd’hui, design et fonctionnelle, tout en évoquant le prestige de la tradition.

Idéalement situé, à quelques encablures de la rivière Kamo, l’établissement répond à un savant mélange d’épure et ornements. Dès le lobby, l’imposante oeuvre Ryuma Imai, donne le ton de cet écrin singulier. Dans les étages, chaque palier du Noku accueille le visiteur par une vitrine muséale, dans laquelle est exposée une oeuvre d’art.

Il va va de même dans les 81 chambres, complètement immergées dans cette volonté d’unicité, plutôt grisante pour le client avide de nouveauté, fatiguée de la standardisation des grands groupes. Dormir au Noku revêt une certaine originalité.

On ne s’attardera pas sur la qualité du mobilier et de la literie, évidemment d’excellente facture. Le service, aussi, s’avère suffisamment décontracté et à la fois haut de gamme pour que l’on s’y sente à l’aise à toute heure du jour ou de la nuit.

On s’attardera, en revanche, sur l’exceptionnelle scénographie de l’hôtel, qui donne l’étrange envie d’aller ouvrir toutes les portes voisines, puisque chaque pièce a été conçue comme entité unique. On se prend à vouloir rencontrer non pas Pepi, Luci et Bom, mais des carpes, lapins, veaux, vaches… et autres créatures du périmètre, sur les têtes de lit. Et puis, sur la console de bois blond, c’est une autre surprise qui repose dans une mini-vitrine : un service à saké en porcelaine, façonné à l’ère Meiji.

 

Pas de clinquant, pas de superflu au Noku. Juste l’essentiel, du confort et de l’art. L’art est même partout au Noku, jusqu’à créer un îlot atemporel, où l’on lit les nouvelles sur le journal du matin après avoir passé la nuit entre de l’artisanat du XIXème siècle et le design des années 2010.

C’est à mille lieues des clichés et poncifs que véhiculent parfois l’hôtellerie haut de gamme, trop souvent uniformisée. C’est singulier, joueur, en prise la dualité de Kyoto, ancienne capitale impériale, surfant sur la vogue de tradition alors qu’émerge une culture contemporaine.

 

Au rez-de-chaussée, le Maeda’s coffee, fondé par Takahiro Maeda, propose de belles collations et des petits déjeuners excellents, dans une salle au mobilier d’inspiration années 50. Idéal, avant de partir explorer les rues de Kyoto.

 

Noku Kyoto

205-1 Okuracho, Nakagyo-ku

Kyoto 604-0861

www.nokuroxy.com



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