Porquerolles, l’île des jours d’été

Porquerolles, l’île des jours d’été

Au large de Hyères, les îles d’Or attirent, dès les beaux jours, les esthètes à la recherche de belles plages et de verdure. Porquerolles combine justement cela, avec la particularité de dérouler une cinquantaine de kilomètres de sentiers bordés de pins parasol, que l’on parcourt à pieds (pour les plus endurants) ou à vélo.

Au delà du port où viennent s’amarrer de multiples embarcations de toute nature, de la bicoque au mini-yacht, des dizaines de petites commerces animent les rues du village.

Comme dans l’Ile du jour d’avant, célèbre roman d’Umberto Eco, il semble souvent évoluer sur cette longitude qui sépare hier et aujourd’hui. Assis à la terrasse de L’Orangeraie, entre la mer et la rue piétonne, on s’attarde sans regarder sa montre, autour de jus maison préparé par un staff aussi épicurien qu’inénarrable.

 

Il en va de même, de cette faculté à oublier l’horloge, sur les rivages de Porquerolles.

Après le phare du cap d’Arme, la descente à pic dans la calanque de l’Indienne offre la possibilité d’explorer les fonds marins muni d’un simple masque de plongée.

Quasiment désert, de par sa difficulté d’accès, le lagon laisse entrevoir divers mollusques de taille honorable, ainsi qu’une multitude de poissons colorés, voire d’espèces protégées.

 

De retour vers le village, un détour sur la plage d’Argent s’impose. Sur le chemin qui y mène, on entend et voit des kyrielles de cigales, qui laissent parfois leurs mues accrochées aux troncs des pins qui abritent aussi le promeneur des rayons du soleil.

La plage porte bien son nom, avec un sable blanc et une mer transparente, qui réfléchissent une luminosité permanente.

Les journées y passent, sans que l’on ne sache exactement combien de temps l’on s’est attardé dans l’eau, sur le sable ou sur sa glace Coco Frio. En réalité, peu importe, tant Porquerolles répond à une logique temporelle propre, à quelques kilomètres seulement du continent.