24 h dans le quartier populaire d’Asakusa

24 h dans le quartier populaire d’Asakusa

Les amoureux de métonymies l’appellent pays du Soleil Levant, mais après douze heures à bord d’un long courrier Air France c’est à la nuit que l’archipel japonais m’est apparu. Depuis le hublot, Tokyo scintillante coupe le souffle avec ses hauts buildings dont les lumières rouges clignotent régulièrement, respirent tel un poumon urbain.

La scène irréelle flirte avec le songe. Et dans ce décor nocturne, Haneda apparaît comme hub aérien immense, relié par l’artère du métro jusqu’au centre de la capitale nippone. L’aéroport le plus fréquenté d’Asie mérite les 5 étoiles attribuées par Skytrax.

A l’intérieur du terminal international, le personnel salue les voyageurs. L’entrée dans ce monde bâti selon les principes de pudeur et courtoisie s’apparente très vite à une expérience sensorielle, qui engage à la fois le corps et l’esprit. Arriver au Japon revient à glisser le long d’immenses tapis roulants, les yeux écarquillés devant l’immensité qui s’organise de façon harmonieuse.

Direction Asakusa Station, par le train Keikyu . Le trajet est direct et ne dure que 30 minutes jusqu’à l’hôtel Hatago, sis en plein coeur du quartier historique que j’ai choisi pour commencer le voyage.

A une dizaine de mètre de la sortie de métro, l’hôtel se révèle charmant, à deux pas pas de la rivière Sumida. La façade en panneaux de bois clair et verre trempé évoque l’architecture traditionnelle nippone, prompte à l’aménagement d’un espace mobile et transformable.

L’intérieur ne démérite pas, avec ses chevets et ses paravents traditionnels, ses kimonos pour la nuit et les petits origamis délicatement disposés sur les lits.

 

Il n’est pas difficile d’apprécier ces chambres de petite taille, tant elles sont confortables, propres et fonctionnelles. Cette première nuit à Tokyo frôle l’immersion dans la vie japonaise, avec son architecture mouvante. A l’accueil de l’hôtel Hatago, la réceptionniste affable, fourmille d’idées et de suggestions à propos du dîner puisque Asakusa regorge de restaurants.

Je jette mon dévolu sur Doma-Doma, où les jeunes tokyoïtes se retrouvent jusqu’à une heure avancée de la nuit. Le dîner s’agrémente de plats à partager et de volutes de fumée, ce qui confère à l’endroit une dimension hors du temps pour tout voyageur européen.

Sur le chemin du retour, le macadam les lumières d’Asakusa se reflètent sur le macadam détrempé. Il est trop tard pour aller prendre un verre au réputé Kamiya Bar, mais la rencontre entre architecture traditionnelle et contemporaine offre une belle promenade nocturne.

La multitude de lampions urbains semblent tout droit sortis d’un long métrage animé des studios Ghibli. Mais Totoro, créature emblématique, n’apparaît pas encore dans la rue.

 

Pour finir cette longue nuit, quoi de mieux que d’admirer la vue panoramique, au dernier étage de l’hôtel?

L’accès privatif de l’hôtel offre un panorama magnifique de la rivière Sumida, surmontée par la Tokyo SkyTree et la sculpture de la « Flamme d’or » dessinée par Starck, sur le musée de la bière Asahi.

La vue reste tout aussi spectaculaire de bon matin. C’est encore une fois au dernier niveau niveau de l’hôtel qu’est servi le petit-déjeuner, qui prend des airs de salle de cinéma, avec ses larges baies vitrées depuis lesquelles on peut admirer le paysage sous une clarté formidable tout en découvrant menu occidental ou bento japonais.

Le service, enfin, très attentionné, concourt à l’ambiance bienveillante qui se dégage de l’hôtel Hatago. Une parfaite introduction à la culture japonaise.



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